Road trip Maroc en famille : Marrakech, désert, Fès et Rabat — notre itinéraire d’une semaine
📋 Infos pratiques
Il y a des voyages qu’on ne planifie pas vraiment — on choisit une destination, on réserve les hébergements, et le reste se construit sur la route.
Le Maroc, c’était un peu ça. Pas une idée de longue date, mais une envie qui s’est imposée naturellement : partir avec ma mère et ma sœur, quelque part de complètement différent de ce qu’on connaît, quelque part où tout parle à tous les sens à la fois.
Deux générations, une voiture de location, huit jours. Ma mère qui découvrait l’Afrique pour la première fois. Ma sœur et moi quelque part entre guide et compagnons de route. Et un pays qui nous a accueillis avec ses couleurs, ses odeurs, ses contrastes et une hospitalité qu’on ne s’attendait pas à vivre aussi intensément.
Ce n’est pas un voyage de famille au sens classique du terme — pas d’enfants, pas de poussette, pas de programme minute par minute. C’est quelque chose de plus rare et de plus précieux : du temps entre adultes, avec sa mère, avec sa sœur, dans un endroit qui vous sort complètement de votre quotidien québécois.
On a traversé Marrakech et ses medinas envoûtantes, dormi sous les étoiles dans le désert de Merzouga, arpenté les ruelles labyrinthiques de Fès, longé la côte atlantique jusqu’à Casablanca. Huit jours, quatre étapes majeures, des routes de montagne à couper le souffle dans le Dadès — et des souvenirs qu’on va porter longtemps.
Dans ce guide, on te raconte tout : notre itinéraire jour par jour, ce qu’on a vraiment aimé, ce qu’on aurait fait différemment, et tous les détails pratiques pour organiser ton propre road trip au Maroc.
Notre itinéraire road trip Maroc : 8 jours jour par jour
On a fait une grande boucle au départ de Casablanca, vers le sud jusqu’au désert, puis remontée vers Fès avant de revenir sur la côte. Logique géographique, ça évite les allers-retours inutiles — et ça permet de voir le pays changer complètement de visage d’une étape à l’autre.
- Jour 1 : Arrivée à Casablanca, pickup voiture, route vers Marrakech — médina, Jemaa el-Fna, tanneries
- Jour 2 : Route vers Dadès — arrêt à Ouarzazate (studios Atlas), nuit au riad
- Jour 3 : Route vers Merzouga — arrêt aux Gorges du Todgha, bivouac sous les étoiles, feu de camp berbère
- Jour 4 : Retour au riad — safari en SUV, tour de l’oasis, VTT dans les dunes
- Jour 5 : Route vers Fès (~7h) — journée de récupération
- Jour 6 : Visite guidée de Fès — médina, tanneries, artisans
- Jour 7 : Volubilis, Rabat, retour à Casablanca et
- Jour 8 : Vol retour
💡 Astuce location de voiture : Réservez avec une compagnie bien établie et vérifiez l’état du véhicule à la remise — réservoir, climatisation, voyants — avant de signer quoi que ce soit. Les petits loueurs indépendants peuvent livrer des surprises auxquelles on ne s’attend pas à 8h du matin après un vol de nuit.
Les étapes de notre road trip au Maroc
Casablanca — arrivée et départ immédiat
Casablanca, pour nous, c’était l’arrivée et la remise de voiture. On a atterri le matin, récupéré le véhicule — dans des conditions qu’on racontera dans la section Marrakech — et pris la route directement vers le sud.
On a eu l’occasion de voir un peu plus de Casablanca au retour, du moins on l’espérait. Mais le Maroc avait d’autres plans pour notre dernière journée. Si vous avez le temps, la mosquée Hassan II est paraît-il incontournable. Nous, on a plutôt fini par laver la voiture de location avant de la remettre.
Où dormir si vous faites escale : Un hôtel à 5–10 minutes de l’aéroport Mohammed V est la solution la plus pratique si vous repartez tôt le lendemain.
Marrakech — le baptême du feu (au sens propre)



Ce qui s’est passé avant même d’arriver
On commence par le début : la récupération de la voiture à l’aéroport de Casablanca.
Le loueur indiquait clairement avoir un comptoir à l’aéroport. Après 20 minutes à tourner en rond sans le trouver, on réalise qu’il livre simplement les voitures sur place — aucun bureau physique. On l’appelle. Il arrive avec 30 minutes de retard.
La voiture ? Livrée avec le réservoir sur E et une lumière check engine allumée. Le cruise control ne fonctionne pas. L’« upgrade » qu’il nous annonce fièrement. Et pour couronner le tout, en sortant du stationnement de l’aéroport avec le véhicule, il faut payer les frais de stationnement — ce que le loueur aurait dû régler lui-même. Je m’astine avec le préposé. Je perds. On repart un peu frustrés, mais la route vers Marrakech est belle et le paysage commence déjà à changer.
En arrivant en ville un samedi midi, c’est le bordel total. Le GPS me dirige dans une ruelle de médina qui rétrécit à chaque mètre. À un moment, l’auto ne passe plus. Des dizaines de personnes s’improvisent guides pour m’aider à reculer.
Je nomme notre riad à un homme sur place. Il me dit que c’est à quelques pas, propose de s’occuper du stationnement — déplace un taxi et deux mules pour qu’on puisse se garer — et installe nos bagages dans un chariot avant qu’on puisse dire non. « Suivez-moi, c’est pas loin. » C’était à plus de 500 mètres. Il nous demande 150 dirhams à l’arrivée. On est épuisés, le cerveau ne calcule plus. On paie.
La médina, les tanneries et les leçons du jour
Après avoir déposé les bagages, on repart explorer. Ma sœur voulait absolument manger chez Amin — le mouton entier cuit sous terre, une institution. On se perd rapidement dans les ruelles, et on tombe dessus par hasard. Il restait une table. Le repas était excellent — savoureux, généreux, authentique.
En continuant, un homme nous dit d’aller voir les tanneries : les artisans y sont pour la dernière journée avant la fête du mouton. On suit ses indications. À chaque mauvais tournant, un bon samaritain surgit pour nous remettre sur le bon chemin — comme par hasard, toujours.
On finit par trouver les tanneries. Un monsieur nous fait entrer, nous guide, nous donne plein d’informations fascinantes sur le processus de tannage. Puis il nous amène dans une boutique de cuir. C’est magnifique — vêtements, ceintures, poufs, babouches. Ma sœur tombe en amour avec les poufs. Les négociations commencent. On coupe le prix de 40 %. On pense avoir fait une bonne affaire.
En sortant, le « guide » spontané nous attend toujours. Il veut nous amener aux épices. Et là, il nous demande de l’argent pour la visite des tanneries. On ne comprend plus rien. La tension monte. On finit par payer pour éviter l’escalade. Et le bon samaritain qui nous avait montré le chemin réapparaît lui aussi — pour demander de l’argent à son tour.
On repart en beau maudit, on sort Google Maps, et 20 minutes plus tard on est à l’hôtel.
💡 Ce qu’on aurait dû savoir : Dans les médinas marocaines, méfiez-vous des « guides spontanés » qui surgissent pour vous aider. Ils sont souvent très sympathiques — et leur aide est réelle — mais elle est rarement gratuite. Établissez le prix avant de suivre quelqu’un, ou engagez un guide officiel dès le départ. Ça évite les malentendus et la frustration de fin de journée.
Le soir, on est retournés sur la place Jemaa el-Fna pour voir l’animation et les stands de bouffe de rue. Et là, Marrakech nous a montré son vrai visage : vivant, coloré, bruyant, envoûtant. On a oublié les frustrations du jour.
L’épisode de la climatisation
J’avais oublié de mentionner : rendu à Marrakech, la climatisation du véhicule avait lâché. J’écris à la compagnie de location. Pas de réponse. Je finis par les appeler.
Leur solution : retourner à Casablanca pour changer de voiture. Sauf que le lendemain j’avais cinq heures de route vers le sud — ajouter six heures de détour, c’était impossible. Après plus de 30 minutes d’astinage, je leur mentionne que ma mère a 75 ans et qu’elle ne supportera pas la chaleur du désert sans air climatisé. Que si l’auto n’est pas apte, c’est leur problème. Ils finissent par accepter un échange à Marrakech. Rendez-vous fixé à 10h30 le lendemain matin.
Où dormir : Un riad dans la médina reste la meilleure façon de vivre Marrakech de l’intérieur. Réservez tôt, confirmez l’adresse exacte avec le propriétaire, et demandez-lui comment rejoindre l’entrée à pied depuis le stationnement le plus proche — vous vous éviterez bien des mésaventures.
Ouarzazate et la vallée du Dadès — la route comme destination



Départ décalé, mais route magnifique
Le plan initial était de partir à 8h. Avec l’échange de voiture fixé à 10h30, on repoussait à 11h15 — le temps que le nouveau loueur arrive avec 20 minutes de retard, fidèle au style marocain.
Mais une fois sur la route, on oublie tout ça. Le paysage change complètement dès qu’on quitte Marrakech vers le sud : montagnes enneigées de l’Atlas, roches ocres, vallées étonnamment vertes et luxuriantes. On s’arrête plusieurs fois pour prendre des photos. C’est une des plus belles routes qu’on ait faites.
Ouarzazate et les Studios Atlas
On arrive à Ouarzazate en fin d’après-midi, juste à temps pour attraper le dernier tour guidé des Studios Atlas — les fameux studios de cinéma où ont été tournés des blockbusters comme Gladiator, Lawrence d’Arabie ou des scènes de Game of Thrones. On rate le site de Game of Thrones faute de temps, mais la visite des studios en vaut largement la peine. Le guide est drôle, bien informé, et la visite est beaucoup plus intéressante qu’on s’y attendait.
La vallée du Dadès et le riad de rêve
La route entre Ouarzazate et Dadès est plus plate et moins spectaculaire que ce qui précède — honnêtement, pas la portion la plus excitante du trajet. Mais l’arrivée au riad compense largement : un bâtiment qui ressemble à un château médiéval surgi au milieu de nulle part, dans un silence absolu. Le genre d’endroit où on pose les bagages et où on respire enfin.
Où dormir : Les riads de la vallée du Dadès offrent souvent un rapport qualité-prix excellent — cherchez quelque chose avec une terrasse pour profiter du paysage le soir.
Merzouga — le désert, les dromadaires et ma mère en VTT
Les Gorges du Todgha



En route vers Merzouga, arrêt incontournable aux Gorges du Todgha — des falaises qui montent à plus de 300 mètres de chaque côté d’un canyon étroit traversé par une rivière. C’est extrêmement touristique, mais arriver tôt fait toute la différence. On a eu une heure tranquille avant que les groupes commencent à affluer. Magnifique.
Le Riad Mamouche — un coup de cœur absolu
Juste avant d’arriver à Merzouga, on reçoit un message du propriétaire du Riad Mamouche. Il avait organisé notre première nuit en tente dans le désert, mais il nous prévient : il fait très chaud en ce moment. Dès l’arrivée, il nous recommande de profiter de la piscine avant de partir pour le bivouac en fin d’après-midi.
C’est exactement ce qu’on a fait — et c’était le bon plan.
Ce riad, je le recommande à 100 %. Le propriétaire est attentionné, généreux, de bon conseil. Il a pensé à tout, anticipé nos besoins, et rendu l’étape Merzouga mémorable bien au-delà des dunes.
À 17h30, un SUV vient nous chercher pour rejoindre nos dromadaires. Une heure trente de balade dans le désert pour atteindre le campement — c’est long, ça surprend au début (les dromadaires, c’est haut et ça avance par à-coups), mais tout le monde a adoré. Et personne ne voulait prendre le SUV pour le retour.
La nuit au bivouac



Au camp, on a regardé le soleil se coucher sur les dunes. Douche rapide. Et un souper qu’on n’espérait pas aussi bon — généreux, savoureux, servi avec soin. Suivi d’un feu de camp, de tam-tams, de chants et de danses berbères jusqu’à tard le soir.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ma mère sourire autant.
Le retour en SUV… version extrême
Le lendemain matin, petit-déjeuner copieux, puis retour vers le riad. Je demande au chauffeur si on peut passer par les dunes plutôt que par la piste. Il nous demande si on a peur. On dit non. Il met la musique à fond.
Ce qui a suivi était quelque chose entre un manège et un film d’action : montées à toute vitesse, descentes abruptes, virages à 90 degrés au sommet des dunes. Le chauffeur conduisait comme si les dunes lui appartenaient — parce que, clairement, c’était le cas. On a eu un plaisir fou. J’aurais passé la journée là.
Le tour de l’oasis — et les VTT de ma mère



De retour au riad, le propriétaire nous propose un tour de trois heures dans les environs : oasis, village, camp nomade, village fantôme, une rencontre avec le peuple Gnaoua et leur musique, et le fameux lac aux flamants roses. On accepte sur-le-champ.
C’est intéressant — moins sauvage que le désert de la veille, mais riche en découvertes culturelles.
Le plan pour l’après-midi : piscine et VTT en soirée dans les dunes. Sauf que je tombe malade. Intoxication alimentaire — je pense au thé bu chez les Gnaoua, mais impossible d’en être certain. Je finis la journée dans ma chambre.
Ma sœur et ma mère, elles, sont parties en VTT sans moi.
Ma mère avait dit non pendant deux jours. Elle devait rester au bord de la piscine. Finalement, à 75 ans, elle a filé à toute allure dans les dunes pendant que son fils était à plat dans sa chambre.
Je vais m’en souvenir longtemps.
Où dormir : Riad Mamouche à Merzouga — sans hésitation. Réservez la formule avec nuit en bivouac incluse.
La route vers Fès — survivre à sept heures de route



Le lendemain matin, je me lève tout de travers. Intoxication alimentaire, sept heures de route devant moi. Je n’ai pas le choix.
J’essaie de manger. Rien ne reste. On achète un 7-Up à la première épicerie. C’est à peu près la seule chose qui passe de la journée.
Et puis, quelque part sur la route, on fait un petit détour dans une forêt de pins. À peine sortis de la voiture, on se retrouve entourés de macaques de Barbarie — ils arrivent de partout, curieux, sans gêne, certains grimpent sur nous, d’autres fouillent nos vêtements. J’ai tellement ri et eu de plaisir que j’ai complètement oublié que je ne feelais pas. Pour le reste du trajet, l’intoxication était presque un souvenir.
La route entre Merzouga et Fès est magnifique — des paysages qui changent constamment, des couleurs de roche impossibles, des panoramas à couper le souffle. Dans d’autres circonstances, j’aurais voulu m’arrêter partout.
On arrive à Fès vers 18h. Douche, souper léger, dodo.
Fès — la médina la plus dense du monde



Une journée avec un guide
On avait réservé un guide pour sept heures de visite — avec la promesse d’explorer des ruelles hors des sentiers battus.
Notre guide nous accueille à 10h. Elle est chaleureuse, bien informée, passionnée. Elle commence par nous raconter l’histoire du Maroc, des dynasties, de Fès en particulier — et on rentre dans la médina.
Ce qui suit, c’est une journée qui passe en cinq minutes : les ruelles qui n’en finissent plus, la madrasa Bou Inania (école coranique du 14e siècle), les artisans du cuivre, une fabrique de textile traditionnel, et bien sûr les tanneries — cette fois visitées dans les règles, avec une vue en hauteur sur les cuves de couleurs et les explications qui donnent vraiment du sens à ce qu’on voit.
Honnêtement, c’était moins « hors sentiers battus » que ce qu’on nous avait promis. Mais la qualité des explications et l’organisation de la journée rendaient la visite très satisfaisante. La médina de Fès, ça se visite avec un guide — sans ça, on se perd en dix minutes et on rate l’essentiel.
💡 Conseil : Réservez votre guide via votre riad ou une agence locale reconnue. Prévoyez une journée complète — la médina de Fès est la plus grande médina piétonne du monde, et elle mérite le temps qu’on lui accorde.
Où dormir : Un riad dans la médina, idéalement avec une terrasse — la vue sur les toits de Fès en fin de journée est un moment en soi.
Volubilis, Rabat et le retour à Casablanca — la journée des imprévus
Volubilis avant la foule (presque)



Pour la dernière journée, on avait prévu de partir tôt pour visiter le site romain de Volubilis avant la chaleur et les touristes. On arrive avec une demi-heure d’avance sur les groupes — mais le mercure monte vite à plus de 40 degrés.
Le site est impressionnant : des mosaïques romaines remarquablement bien conservées, des colonnes qui se découpent sur un paysage de campagne marocaine, et une atmosphère qui contraste complètement avec tout ce qu’on a vu depuis une semaine. Un arrêt incontournable si vous passez par là.
Rabat — et la rencontre avec le policier



De Volubilis, on décide de rouler jusqu’à Rabat pour voir la Tour Hassan, le mausolée Mohammed V et le bord de mer.
En partant du stationnement pour rejoindre la médina, le GPS m’indique de tourner à gauche. Je vois les lignes doubles au centre — je dis à ma sœur qu’on n’a pas le droit. Elle me répond que tout le monde le fait, que le GPS le dit. J’hésite. Je le fais quand même.
Un policier arrive en courant.
Il prend mes papiers et demande 400 dirhams. Il me restait 200 dirhams en poche. Je dois retourner à la voiture chercher de l’argent au guichet, revenir le voir — et il continue à me crier après malgré ma coopération totale. J’étais dans mon tort, je ne me suis pas astiné. Mais son attitude était inutilement condescendante et agressive. On a perdu plus d’une heure.
Ce qui rend l’anecdote encore plus marquante, c’est le contraste : tout au long du voyage, on s’était fait arrêter par au moins quatre postes de gendarmerie sur les routes. À chaque fois — poignée de main, sourire, bonne route. Des gens d’une gentillesse désarmante. Celui de Rabat était l’exception absolue.
On oublie la visite prévue, il est rendu trop tard. Direction l’hôtel près de l’aéroport.
Dernier arrêt avant la remise de la voiture : un lave-auto. Pour éviter les frais de nettoyage à la remise. Petit détail pratique, grande paix d’esprit.
Notre budget pour 8 jours à 3 personnes
Notre budget réel pour 8 jours / 7 nuits à 3 personnes
- Vols Montréal–Casablanca (avec escale) : ~920 $ / pers = 2 760 $ pour 3
- Location voiture 8 jours : 175 $
- Essence : ~100 $
- Hébergements (moyenne ~170 $/nuit × 7) : ~1 190 $
- Repas, visites, guides, dromadaires, VTT, imprévus, souvenirs : ~775 $
- Total réel : ~6 000 $ CAD pour trois personnes, tout inclus
Le plus gros poste reste les vols, comme toujours depuis le Québec. Mais une fois sur place, le Maroc est étonnamment abordable — surtout la voiture et l’essence, qui coûtent une fraction de ce qu’on paierait en Europe.
Checklist avant de partir pour le Maroc
Documents
- Passeport valide au moins 6 mois après le retour
- Permis de conduire canadien (valide pour la conduite au Maroc en séjour touristique)
- Assurance voyage complète (médicale + annulation)
- Réservations imprimées et en version numérique
- Carte bancaire sans frais de change (Wise, Tangerine, etc.)
- Dirhams en espèces — beaucoup de transactions se font en cash
Vêtements
- Vêtements légers + une couche chaude pour le désert la nuit (ça refroidit vite)
- Vêtements couvrants pour les médinas et les sites religieux
- Souliers de marche fermés — les pavés sont impitoyables
- Chapeau et lunettes de soleil — le soleil du désert ne pardonne pas
Sac de jour
- Bouteille d’eau réutilisable et grande capacité
- Crème solaire haute protection
- Médicaments anti-diarrhée et réhydratation orale (expérience vécue)
- Petites coupures en dirhams pour les pourboires
Pratique
- eSIM GigSky ou Maya Mobile
- GPS ou Google Maps en mode hors-ligne — indispensable dans les médinas
- Adaptateur électrique type C/E
En conclusion
Huit jours de road trip au Maroc avec ma mère et ma sœur : c’est sans doute un des voyages les plus intenses et les plus mémorables qu’on ait faits ensemble.
Intense parce que le Maroc ne vous laisse jamais vraiment souffler. Il y a toujours quelque chose à négocier, à comprendre, à déchiffrer. Les imprévus font partie du voyage — la lumière check engine, la clim qui lâche, le guide spontané qui attend sa commission, le policier de Rabat, l’intoxication alimentaire en plein milieu du désert. On ne recommande à personne de vivre ça, mais on ne regrette rien non plus.
Mémorable parce que, entre tout ça, il y a eu des moments qu’on ne revivra nulle part ailleurs. Les dunes de Merzouga au coucher du soleil. Le chauffeur de SUV qui conduit comme un fou en mettant la musique à fond. Le feu de camp berbère sous un ciel étoilé. Et ma mère, 75 ans, qui file à toute vitesse en VTT dans les dunes pendant que son fils est malade dans sa chambre.
Si on avait trois conseils à donner à ceux qui veulent refaire ce voyage : engagez un guide officiel à Marrakech et à Fès, choisissez vos loueurs de voitures avec soin et vérifiez tout à la remise, et laissez de la place à l’imprévu — c’est souvent là que le Maroc se montre le plus généreux.
Le reste, vous le découvrirez vous-mêmes. Et vous nous en donnerez des nouvelles.

